L’ alliance de mariage, histoire et traditions – 1

L’ alliance de mariage, histoire et traditions – 1

Echange d'alliances de mariage
Echange d’alliances de mariage – © photographmd

« Benedic, domine, annulum hunc quem nos in tuo
nomine benedicimus, ut quae eum gestaverit, fidelitatem
integram suo sponso, in pace et volontate tua
permanent atque in mutua caritate semper vivat. »

« Bénissez, Seigneur, cet anneau que nous bénissons,
afin que celle qui a l’aura porté, gardant une complète fidélité
à son Epoux, demeure dans la paix et votre volonté
et qu’elle vive toujours dans un amour réciproque. »

Voici la formule, en latin, avec sa traduction libre, que prononce le Prêtre Catholique lors de la célébration du mariage, au moment précis de la bénédiction de l’ alliance de mariage. Peu de jeunes mariées, peut-être aucune, n’ont à ce moment, songé à la longue histoire qui s’attache à ce respecté symbole. En effet, c’est jusqu’à la plus haute antiquité que l’on retrouve l’usage consacré des anneaux à l’occasion du mariage. A tous les âges, l’anneau semble être le symbole d’une convention, son origine la plus éloignée parait être aux premières heures de l’humanité, lorsque les fiancés passaient leurs doigts à travers le trou naturel d’une pierre sacrée…

On rapporte que, dans certains pays Scandinaves, au septième et huitième siècles, l’acte des Fiançailles était confirmé par le mari qui, passant sa main à travers un large anneau, serrait la main de la mariée.

L’usage de l’anneau eut, surtout dans l’antiquité, une grande importance et même une valeur légale, admis en justice comme un témoignage et un symbole des actes les plus graves, tels que la promesse de mariage et l’institution d’héritiers.

Les historiens nous racontent, à ce sujet, quelques anecdotes humoristiques. C’est de la puritaine Angleterre qu’il s’agit. Aux premiers siècles de notre ère, les Anglais, se réclamant de la légalité attachée à l’échange des anneaux, n’avait rien trouvé de mieux que de passer un anneau de jonc au doigt de la jeune fille qu’ils convoitaient pour assurer la légitimité du mariage. Le déplorable résultat de cette pratique provoqua, de la part d’un Evêque, un mandement interdisant aux hommes l’usage de l’anneau de jonc pour simuler la célébration du mariage et par la suite… en fuir les responsabilités.  Lorsqu’une fiancée pouvait prouver, par témoins, que l’anneau avait été passé à son doigt, elle était considérée comme mariée légalement, quelle que fut l’intention de son mari lors de cette consécration…

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