L’ alliance de mariage, ses origines – 3

L’ alliance de mariage, ses origines – 3

Alliance de mariage juive
Alliance de mariage juive en or jaune conservée au musée national du Moyen-âge de Cluny

Aux origines de l’alliance de mariage

Dans son chapitre sur les anneaux et les bagues Romaines, Madame Eugène Fontenay parle d’une bague de fiancés, trouvée à Pompéi (« Les bijoux anciens et modernes », 1923). Cette bague était considérée comme alliance de mariage. Elle était composée de deux anneaux jumeaux en or, en forme de demi-jonc, surmontés de deux chatons et de deux plaques de forme ovale. Chacun de ces chatons était orné d’une pierre. Quant aux plaques, elles portaient chacune le nom de l’un des fiancés.

A l’époque Mérovingienne [Vème au VIIIème siècle], une bague de fiançailles s’inspirant de la bague Romaine citée plus haut. Cependant, le corps de l’anneau est simple, au lieu d’être double. Sur chacune des deux plaques on lit un nom : « Baudulfuse et Haricul ».

Madame Fontenay décrit également dans son ouvrage l’anneau de fiançailles Juives. Sur un large anneau, bordé d’une grosse torsade, une maison forme le chaton. Cette maison représente celle qu’habiteront les époux et porte gravée sur le toit une inscription Hébraïque qui signifie « Bonne Etoile « . Le Victoria and Albert Museum de Londres possède quatre de ces bagues à maisonnettes.

En Allemagne, l’usage de l’anneau n’aurait été introduit qu’avec le christianisme. Toutefois, les Visigoths [412 à 759], peuples d’origine Germanique, consacraient l’inviolabilité du mariage par la remise et l’acceptation de l »Annulus Promulus ». Le Pape, Nicolas 1er, en parle comme d’un usage commun et reconnu par l’Eglise.

L’ alliance de mariage au Moyen-âge

Nous n’avons trouvé aucune preuve d’un usage consacré de l’alliance de mariage au Moyen-âge, on échangeait certainement des anneaux, mais aucune documentation ne nous permet d’affirmer que cet échange avait un caractère défini comme de nos jours. Nos recherches ont été sans résultat en ce qui concerne le Haut Moyen-âge [1300]. D’après un Ecclésiastique de cette époque, l’échange des anneaux était considéré comme la signification d’une mutuelle affection, symbole de l’union des coeurs. Quoiqu’il en soit, nous ne retrouvons pas la trace que l’échange de ces anneaux ait été béni suivant le rite chrétien. A cette époque, le métal des anneaux varia quelquefois,  de l’or à Limoges, de l’argent à Auxerre. […] »

Suite (Partie 4)


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